CAIRN.INFO : Matières à réflexion

1Depuis 1999, en accord avec différents services de l’État, avec la CNAF et avec les grandes associations, des Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (REAAP) sont instaurés. Certains départements se sont emparés de la démarche. Ici, l’équipe d’animation du REAAP du Pas-de-Calais est en mesure de transmettre la mise en œuvre et les résultats d’un travail commun entre parents et professionnels.

2Au moment du lancement, en 1999, des Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (REAAP), les thématiques des violences intra-familiales, des conduites à risque, des enfants délinquants composaient “le portrait d’une parentalité en crise : maltraitante ou démissionnaire” [1]. Dans ce contexte, l’heure était au débat sur la façon de sanctionner ces parents qui ne savaient pas poser de cadre à leurs enfants ou qui se déchargeaient de leur rôle sur les structures collectives accueillant leurs enfants : privation des allocations familiales, amendes, jugements… un arsenal de mesures a été étudié et parfois mis en œuvre [2].

3À l’époque, plusieurs rapports réalisés sur ce thème dressent un même constat. De nombreux systèmes de prise en charge existent pour les familles lorsqu’elles sont en difficulté, mais ils abordent les problèmes à partir d’une approche spécialisée (maltraitance, délinquance, toxicomanie, handicap…) et en s’adressant à des publics spécifiques : petite enfance, adolescence, loisirs des jeunes. Ils s’inscrivent souvent dans des procédures quasi obligatoires, et travaillent rarement en lien les uns avec les autres.

4Parallèlement, un autre discours se fait entendre, venant surtout du secteur associatif : les parents ne sont pas à disqualifier, mais à soutenir. Cette idée, portée également par les initiateurs des REAAP [3], préconise d’aborder la question de la parentalité par une approche plus généraliste, s’appuyant sur les parents eux-mêmes, et s’inscrivant dans des réseaux de proximité : un véritable changement de regard sur les parents.

5Comme le dit Pierre-Louis Rémy, cité par Bernadette Roussille, “tous les parents, quelles que soient leurs conditions de vie, rencontrent des difficultés (relationnelles et éducatives) avec leurs enfants et bien souvent ils se sentent désarmés et seuls par rapport à ces problèmes. Or l’échange avec d’autres parents, le partage d’expériences sont des moyens de dédramatiser les problèmes, d’élaborer des solutions, de retrouver des compétences. Rien ne vaut la parole des parents à d’autres parents[4]”.

6Pour les fondateurs, la dynamique associative, davantage inscrite dans la proximité et proche des préoccupations des parents, doit permettre d’organiser cette mise en réseau où les professionnels viendraient en appui, en accompagnement, mais pas en première ligne, d’où l’appellation de REAAP. La circulaire n° 99/153 du 9 mars 1999 et la charte qui accompagne la création des réseaux sont, pour la première fois, le fruit d’un travail collectif entre les services de l’État, la CNAF et de grands réseaux associatifs [5].

7À travers ces textes, les objectifs des REAAP peuvent se résumer ainsi : valoriser les rôles et les compétences des parents (responsabilités et autorité, confiance en soi, transmission de l’histoire familiale, élaboration de repères, protection et développement de l’enfant ; développer les échanges et la relation entre les parents ; positionner les parents comme acteurs ; travailler en réseau.

Une dynamique de développement local

8Sur le département du Pas-de-Calais, les associations Colline ACEPP [6] Nord - Pas-de-Calais et la fédération départementale des centres sociaux, déjà présentes sur plusieurs projets, se sont rapidement investies dans cette démarche. Mais re-positionner le parent comme premier éducateur de son enfant nécessite de travailler à la fois sur les représentations et sur les pratiques professionnelles. D’où la mise en place d’une période préalable d’échanges et de réflexions proposée à tous les acteurs concernés, intervenant dans des champs différents sur un même territoire. C’est la démarche proposée par Colline et la fédération des centres sociaux, en mai 1999, après le lancement du dispositif REAAP, à Arras, en présence du préfet et de Pierre-Louis Rémy, délégué interministériel à la Famille, et qui sera soutenue par la DDASS du Pas-de-Calais.

9Ces rencontres se font par territoire, sur la base du volontariat, à partir d’un repérage effectué grâce à des institutions départementales (DDASS, conseil général, CAF, Éducation nationale…), grâce à quelques élus locaux intéressés par le sujet et à des associations locales. Elles permettent de mesurer l’effet mobilisateur de cette question et de procéder à un premier état des lieux de la situation sur le département. Lors des premières rencontres surgissent plusieurs interrogations, dont celles-ci :

10? de quoi parle-t-on ?

11Les différentes approches de la parentalité font référence à des valeurs variables qui sous-tendent des jugements sur ce qu’est un “bon parent”, et qui font peu référence à l’initiative et à la place des parents dans les projets : on parle de parents “en difficulté” mais on considère rarement ces derniers comme “ressources” ou porteurs d’un projet.

12Le concept de parentalité reste fortement associé à une approche traditionnelle de la famille. Or, la famille bouge, confrontant les professionnels à de nouvelles formes d’exercice de la parentalité (familles séparées, recomposées, monoparentales, exercice de l’autorité parentale pour le parent séparé, homoparentalité…).

13? à quel type de parents s’adresse-t-on ?

14La notion de parentalité est souvent associée à celle de “publics en difficulté” ou à des catégories sociales ciblées par de nombreuses institutions. Les professionnels reconnaissant toucher des parents, mais ce n’est pas ceux qu’ils “voudraient voir”. De fortes attentes s’expriment donc par rapport à la mise en place de ce réseau : mieux se connaître entre acteurs ; mettre en place des temps d’échanges et de débats autour de la notion de parentalité ; réfléchir sur le positionnement des professionnels, et notamment sur les relations entre parents et professionnels, ainsi que sur les modes de coopération possibles. Enfin, travailler en réseau, pour les professionnels comme pour les parents : rechercher la complémentarité entre les projets, construire des outils communs d’évaluation adaptés et pertinents, se doter d’outils méthodologiques et capitaliser sur les réflexions, sur les innovations, sur les projets et sur les actions.

Être parents d’adolescents

Une réflexion partagée entre parents et professionnels
Sur le bassin minier, en 2004, plusieurs membres du REAAP ont souhaité réfléchir au sujet de l’adolescence. Le groupe a rassemblé des travailleurs sociaux d’horizons divers, un principal de collège, un directeur de Section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA), des élus et des parents militants bénévoles dans les associations. Quinze personnes ont essayé de réfléchir à partir de leur propre expérience de parentalité, en tant qu’adolescent devenu adulte et en tant que parent d’adolescent.
Cette réflexion leur a permis de partager des sensations communes : une impression de danger, des peurs, une nostalgie de l’enfance, des renoncements nécessaires, la difficulté à faire confiance, l’impression de perdre pied, d’être dépassé, de ne plus savoir à quoi se référer…
À propos de la confrontation particulière entre des professionnels et des parents autour de l’adolescent, il a été beaucoup question de l’importance de clarifier la place de chacun. Comment des professionnels peuvent-ils aider des parents ? Comment des parents peuvent-ils aider d’autres parents ? Comment des parents peuvent-ils aider des professionnels ? C’est à partir de ces trois questions que le groupe a décidé d’organiser une journée sur le territoire, animée en théâtre forum. Cette technique précise a été choisie parce qu’elle permet de diversifier les types de langage (verbal, gestuel, comportemental…) et permet à chacun d’entrer dans le dialogue.
Conçue prioritairement pour les parents (habitants des quartiers, du centre-ville, parents de collégiens…), cette journée doit être la première étape d’une réflexion sur l’ensemble du territoire. Très riche pour tous, elle a surtout permis de mettre en avant la compétence des parents et la reconnaissance de celle-ci par les professionnels.
Anne-Françoise Dereix
Psychologue, elle participe à l’animation d’actions mises en place dans le cadre des REAAP du Pas-de-Calais. Elle coordonne également les universités populaires de parents, mises en place par l’ACEPP et Colline sur le Nord - Pas-de-Calais.

15Les personnes rencontrées souhaitent que la réflexion commune s’effectue dans le cadre d’une approche respectueuse du parent, d’une meilleure utilisation des ressources locales, et d’une plus grande coopération entre réseaux professionnels touchant des publics différents.

16C’est donc sur ces bases que se met progressivement en place le réseau : des comités locaux, rassemblant sur leurs territoires des acteurs d’horizons différents (travail social, école, petite enfance, insertion), avec parfois le soutien des institutions ou des élus, ou, parfois aussi, de la méfiance vis-à-vis de ce réseau informel qui interroge les pratiques et qui met sur un pied d’égalité, lors des débats, parents, bénévoles, professionnels et institutionnels.

Les avancées du réseau

17? Le nombre total de participants aux différents comités locaux augmente régulièrement (300 personnes en 2003, plus de 700 en 2005), et la diversité est grande. Des questions importantes concernant les relations entre parents et professionnels sont régulièrement traitées dans les comités locaux ou lors de temps forts sur les territoires. Par exemple :

  • la question des représentations : du côté des parents, des professionnels et des institutions, il s’agit de repérer des stéréotypes et des idées reçues qui créent les malentendus ;
  • la question du changement de regard : le professionnel est également souvent un parent qui, lui aussi, peut rencontrer des difficultés. Tout parent en difficulté à un moment donné est susceptible de devenir une ressource sur son territoire pour d’autres parents et pour les professionnels ;
  • la question du changement des pratiques : comment passer du “faire pour” au “faire avec”, lorsqu’on a été formé à agir pour le bien des familles, avec de solides normes en référence, et en gardant la “bonne distance”. Se poser comme soutien aux projets des parents demande un tout autre positionnement, difficile pour les professionnels ;
  • la notion de “faire réseau” : comment faire travailler ensemble, sur un territoire donné, des acteurs venant d’horizons différents, intégrer les parents dans les réseaux d’acteurs, parents et professionnels ensemble, monter ensemble des projets ?
  • l’importance du territoire : les familles vivent, habitent, travaillent et utilisent des services sur un territoire, mais sont peu associées à la mise en place des projets qui les concernent, et ont peu d’occasions de rencontre. Comment reconnaître la place des parents dans les projets en tant qu’“experts” de l’aménagement de leur territoire concernant la qualité de vie des familles, au sens large du terme (connaissance des services, accessibilité aux lieux ressources…), dans une démarche de développement social local ?

Un groupe ressources sur la parentalité à Boulogne-sur-Mer

Un petit groupe de professionnels et de parents issus du comité local des REAAP s’est constitué autour d’une formation action intitulée “Travailler avec les familles, construction d’une approche commune sur le Boulonnais”. Pendant dix-huit mois, ils se sont retrouvés régulièrement pour échanger, s’interroger, se former avec l’aide d’intervenants spécialisés.
Cette action, pilotée par Colline, a été soutenue par les acteurs institutionnels et associatifs, notamment la communauté d’agglomération du Boulonnais. Elle permettait d’engager un réel travail entre parents et professionnels et de renforcer le partenariat local. Tous les membres du groupe ont mené cette expérience en acceptant de revisiter leurs propres représentations, personnelles et professionnelles. Ils ont pu envisager les conditions de la construction d’une alliance.
”Il faut apprendre à partager ce que l’on sait, les espoirs, les progrès mais aussi ce que l’on ne sait pas, les expériences, les échecs…” Une volonté qui surprend. En effet, partager ce que l’on sait est plus facile que partager ce que l’on ne sait pas… Et pourtant, c’est dans cette humilité de part et d’autre (surtout déstabilisante et culpabilisante pour les professionnels) que fonctionne un réel partenariat. Un livret reprenant les points forts de cette action a fait l’objet d’une publication diffusée à l’ensemble des acteurs du territoire.
A-F.D

18Donnons un exemple : sur un territoire rural organisé en Regroupement pédagogique intercommunal (RPI), des parents ont pu expliquer la difficulté qu’ils rencontraient à accompagner leurs enfants à l’école au moment de la rentrée ou lors de diverses manifestations. C’est qu’ayant des enfants dans plusieurs écoles fonctionnant avec les mêmes horaires, il leur était impossible de se trouver en même temps en plusieurs lieux. Du côté des enseignants, on regrettait le manque d’intérêt des parents pour les manifestations organisées par l’école. D’où l’idée de retravailler cette question au niveau de la communauté de communes, élus, parents et enseignants autour de la table, pour trouver les moyens de permettre aux parents d’être davantage présents, en décalant les horaires, par exemple, sans porter préjudice au fonctionnement de l’école.

19? Le travail en réseau a permis de nombreuses ouvertures.

20Le REAAP du Pas-de-Calais s’appuie aujourd’hui sur une charte départementale des réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents, officiellement validée le 9 février 2004 en préfecture du Pas-de-Calais par les différentes institutions (État, conseil général, CAF, Éducation nationale…) et par de nombreuses associations. Élaborée de façon participative par des membres du réseau, parents, professionnels et institutions, elle décline et explicite les valeurs qui fondent aujourd’hui ce réseau, et sert de référence commune. Un extrait : “La parentalité est une notion complexe. La relation entre parents et enfants en est fondatrice. Elle est indispensable à l’enfant pour la construction de son identité et de ses repères, jusqu’à l’âge adulte et également tout au long de la vie[7]”.

21Elle définit les pratiques sur lesquelles s’appuie le réseau autour des termes suivants : participation, co-éducation, diversité, mixité sociale, priorité du territoire, soutien à l’initiative, solidarité intergénérationnelle, échange. Ces différentes notions ont fait l’objet de débats, parfois houleux, ont influencé les projets, ont permis de les réorienter : plus qu’une série de mots, il s’agit d’un véritable guide pour l’action. Des institutions, des communes et communautés de communes ou agglomérations, des associations ont adhéré à cette charte et s’efforcent de la faire vivre dans les projets qu’elles mettent en œuvre.

22Le réseau a permis de promouvoir l’idée que prendre en compte davantage les parents, les associer aux projets qui les concernent, soutenir leurs initiatives, favoriser l’implantation de lieux de rencontre, c’est mener un travail de prévention précoce.

23La lisibilité plus grande du réseau local, une forte implication des acteurs locaux, ainsi que le travail sur la diffusion de la charte auprès d’élus locaux concourent à une meilleure prise en compte de la parentalité sur les territoires, à une réflexion sur la façon de considérer les besoins des parents et sur la notion de qualité de vie des familles.

24La volonté d’acteurs qui s’engagent a permis de faire bouger les institutions au sein desquelles ils agissent. Au niveau de la politique départementale, on trouve ainsi clairement écrit dans l’une des fiches d’orientation du schéma départemental de l’enfance et de la famille (conseil général du Pas-de-Calais et direction départementale de la protection judiciaire de la jeunesse) : “La structuration des réseaux parentalité a fait apparaître un besoin de lieux ressources pour les familles sur le territoire du département. […] On est bien dans une politique de développement social territorial et pas seulement de prévention des risques. On s’appuie en effet sur les compétences des parents… et pas simplement sur leurs difficultés[8].”

Des avancées et des fragilités

25Cette évaluation rapide des avancées dans le Pas-de-Calais rejoint les conclusions du rapport d’évaluation mené au niveau national : “Le rapport donne un certain nombre d’exemples concrets d’évolution favorable de comportements familiaux grâce aux REAAP : retour à l’école d’enfants absentéistes, prise de contact de familles avec des écoles, dynamisation de certaines personnes qui deviennent des parents relais. Les REAAP jouent un certain rôle de prévention. Les témoignages recueillis sur le terrain montrent que des professionnels ont changé leur regard sur les parents et travaillent désormais autrement[9].” Plus loin : “La culture de réseau s’est développée[10].” Les interlocuteurs de la mission ont insisté sur le fait que l’existence d’un dispositif “porté politiquement au niveau national a contribué à mobiliser de nombreux partenaires publics, dont les collectivités locales ainsi qu’une multitude d’associations et de familles qui se sont mises à travailler davantage et davantage ensemble[11].”

26Le grand apport des REAAP est d’avoir aidé à mettre autour de la table parents et professionnels pour aborder la question de la parentalité, et d’avoir commencé à la traiter sur la place publique, et non plus comme une affaire de spécialistes qui savent faire face à des parents ignorants. Ils ont permis d’engager de nouvelles formes de coopération entre professionnels, entre parents, entre parents et professionnels, entre parents et institutions, et dans des actions de proximité.

27Mais ces avancées restent fragiles. Le réseau est porté par la volonté de personnes qui s’engagent, et lorsque les personnes quittent leurs fonctions, le relais n’est pas toujours assuré, car de fortes résistances au changement persistent à la fois en ce qui concerne les professionnels et les institutions. La place des parents est encore trop restreinte comme initiateurs ou comme animateurs des projets (à titre d’indice, selon l’enquête de la délégation interministérielle à la famille de 2002, 16 % des projets recensés auraient pour origine les parents), et un important travail de mobilisation de ces derniers et des professionnels est encore nécessaire pour les faire participer davantage [12]. Or ce travail en réseau est mobilisateur d’énergie et nécessite du temps, ce qui n’est pas toujours compatible avec la notion d’urgence partout présente aujourd’hui, notamment en période de restriction budgétaire.

28Enfin, le financement des REAAP demeure précaire, soumis chaque année à une enveloppe budgétaire à redéfinir. Il est, de plus, inscrit sur la même ligne budgétaire que des activités bien encadrées par des obligations et des droits.

Origine des participants aux comités locaux REAAP en 2005 sur le Pas-de-Calais

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Origine des participants aux comités locaux REAAP en 2005 sur le Pas-de-Calais

29Les profils de ces acteurs du réseau, et donc leurs formations, sont très diversifiés : professionnels de l’enfance et de la petite enfance, de la santé (essentiellement PMI), de l’animation, enseignants, travailleurs sociaux, psychologues, cadres administratifs et de nombreux bénévoles d’associations. ?

Notes

  • [1]
    Extrait de B. Roussille et J.-P. Nosmas, Évaluation du dispositif des Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (REAAP), IGAS, La Documentation française, rapport n° 2004 029, 2004.
  • [2]
    Ce même débat est de nouveau d’actualité avec la mise en place des “contrats de responsabilité parentale”, qui visent à suspendre les allocations familiales aux parents “défaillants”.
  • [3]
    Pierre-Louis Rémy, premier délégué interministériel à la famille, Guy Janvier, Monique Sassier, UNAF, et les grands réseaux associatifs : URIOPSS, fédération des centres sociaux…
  • [4]
    Op. cit.
  • [5]
    Voir le site wwww. familles. org
  • [6]
    Association des collectifs enfants, parents, professionnels, réseau de structures d’accueil petite enfance à participation parentale.
  • [7]
    Extrait de la charte départementale des REAAP du Pas-de-Calais.
  • [8]
    Extrait du schéma départemental “Enfance famille” du Pas-de-Calais.
  • [9]
    Extrait du rapport IGAS.
  • [10]
    Id.
  • [11]
    Id.
  • [12]
    Source : rapport IGAS, p. 33 et 39.
Français

Résumé

Les Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (REAAP) ont, sur certains départements, accéléré le changement de pratiques professionnelles vis-à-vis des familles et participé à l’évolution des relations entre parents et professionnels. Après un bref rappel des enjeux portés par les initiateurs de ces réseaux, la présentation de l’expérience du REAAP du Pas-de-Calais permet d’identifier quelques-unes des questions posées par les acteurs concernés à la recherche de modalités de coopération respectueuses de la place de chacun et ancrées dans un projet de développement local impliquant parents, professionnels, institutions et élus locaux.

Bibliographie

  • Jean-François Bernoux, L’évaluation participative au service du développement social, Dunod, 2004.
  • En ligneCharte départementale REAAP 62. rreaap62@ wanadoo. fr
  • Guide à l’usage des porteurs de projets en parentalité, ouvrage collectif réalisé dans le cadre du programme régional “Santé des enfants et des jeunes en région Nord - Pas-de-Calais”, 2003.
  • Frédéric Jesu, Co-éduquer, Dunod, 2004.
  • En ligneSite Internet : wwww. familles. org
Véronique Sehier
Membre du réseau ACEPP (Association des collectifs enfants, parents, professionnels), travailleur social et conseillère conjugale, elle a participé à la mise en place de l’animation départementale des REAAP sur le département du Pas-de-Calais, avec la Fédération départementale des centres sociaux et la DDASS.
Mis en ligne sur Cairn.info le 01/05/2008
https://doi.org/10.3917/inso.133.0090
Pour citer cet article
Distribution électronique Cairn.info pour Caisse nationale d'allocations familiales © Caisse nationale d'allocations familiales. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit.
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