CAIRN.INFO : Matières à réflexion

1De la surveillance planétaire exercée par l’hyperpuissance étasunienne au renseignement dans la sphère privée, en passant par les nouvelles fonctions développées au sein des entreprises (intelligence économique, datamining, cyber forensics), le renseignement n’est plus seulement un métier de seigneurs destiné à une aristocratie d’État s’adonnant au « grand jeu » du bal des espions. Désormais, c’est toute la société qui est prise dans un système où un nombre croissant d’acteurs deviennent (parfois de manière concomitante) producteurs et consommateurs de renseignements. Les technologies de l’information sont aujourd’hui accessibles au plus grand nombre, rendant même certains acteurs privés plus performants que beaucoup d’agences d’État.

2Ce constat nous amène à un double questionnement. Face à cette révolution sociétale, les services de renseignement peuvent-ils encore espérer conserver le monopole de l’information d’État ? Dans un siècle de communication, les services de renseignement peuvent-ils encore se couper de la réalité info-communicationnelle du monde d’aujourd’hui ?

3Ainsi se pose la question de la place du renseignement dans un environnement et à une époque où la logique bureaucratique est dépassée par des phénomènes sociétaux extrêmement évolutifs, voire éphémères, imprévisibles et essentiellement liés à des problématiques communicationnelles.

4Ce numéro d’Hermès propose de donner des points de repère à cette mutation anthropologique qui n’en est sans doute qu’à ses prémices et semble nous conduire à un monde où les techniques de surveillance et de prédiction atteindraient une telle puissance qu’elles deviendraient auto-réalisatrices et génératrices de déterminisme. Le scénario de Minority Report passerait de la fiction à la réalité. Une mutation qui vise à créer un techno-dieu immanent, fruit de puissances de calcul supérieures à celle de l’homme et d’une science du marketing auto-référente : des robots réalisant des transactions financières à une vitesse incontrôlable, des caméras reconnaissant les visages des passants, des drones capables d’intercepter des contrevenants, des objets connectés anticipant les besoins des utilisateurs-clients. Une société où les citoyens seraient donc à la fois producteurs et consommateurs de renseignement mais aussi à la fois chasseurs et proies. Car à l’instar de la géographie, le renseignement sert d’abord à faire la guerre, que celle-ci soit militaire, économique ou idéologique.

Un siècle technologique

5Jamais nos sociétés n’ont été autant équipées en technologies dites « intelligentes » (moteurs, capteurs, caméras, logiciels de géolocalisation, outils de cartographie, systèmes prédictifs, etc.). Le développement de ces technologies est né de la rencontre de capacités liées à la révolution du numérique avec une demande socio-économique et une politique sécuritaire génératrice de peurs et de mythes : peur de l’ennemi terroriste, peur du concurrent ou, pire, du nouvel entrant ou tout simplement peur de l’avenir ; mythe d’un monde devenu barbare, mythe de signaux faibles qu’il suffirait de détecter pour comprendre le futur ou plus généralement d’un Big Brother ou modèle panoptique qui serait en mesure de tout contrôler. Après la fin de l’histoire, nous assisterions donc à la fin des libertés…

6Oui mais voilà. Ces technologies sont-elles réellement intelligentes ? Comment expliquer que quelques terroristes puissent déstabiliser des nations entières bardées de systèmes de renseignement ? Comment imaginer que des services de veille de grandes entreprises ne soient pas en mesure de cerner ces concurrents qui vont bientôt capter une grande part de leur marché ? Tout était là et rien n’a été vu. En voulant toujours plus sur-veiller, ne finit-on pas par sur-protéger au risque de ne plus se sur-prendre ou se sur-passer ? En ce sens, David n’est pas encore vaincu par Goliath, même travaillant à la National Security Agency. Au fond, Goliath est-il plus intelligent ?

7Pour Edgar Morin [1], l’intelligence « peut être reconnue d’abord comme art stratégique dans la connaissance et dans l’action », suggérant un au-delà de l’information et de la connaissance. On retrouve ici ce qui fait la portée et la limite du renseignement : donner les moyens de l’agilité stratégique, ce qui suppose de ne pas alourdir la progression, voire de ne pas s’immobiliser derrière une ligne Maginot sécuritaire. Or, et c’est bien toute la question, la bureaucratie du renseignement, intégrée à la technostructure étatique, est-elle en mesure de faire face à l’extrême mobilité de son environnement stratégique ?

8Comme le constatent la plupart des observateurs, l’évolution de l’environnement stratégique prend naturellement de vitesse un système en grande partie paralysé par sa structure et son organisation bureaucratique. Le cas du terrorisme illustre assez bien l’inertie du système de renseignement et sa difficulté à s’adapter à temps à l’évolution des menaces. Faut-il en conclure, par exemple, que les attentats témoignent de l’échec d’une doctrine ou de la politique de renseignement ? Quelles sont les pistes de réflexion susceptibles d’ouvrir de nouvelles perspectives ?

Vers une société du renseignement ?

9Après les sociétés de l’information puis de la connaissance, c’est désormais une véritable société du renseignement qui semble donc en construction, reconfigurant les rapports sociaux et appelant de nouvelles grilles de lecture permettant de ne pas voir le nouveau avec les lunettes de l’ancien. Car c’est bien une mutation globale qui est à l’œuvre posant la question du vivre-ensemble dans une société où chacun peut « espionner » ou déstabiliser l’autre au moyen de méthodes légales et illégales, avec une facilité d’accès aux technologies à laquelle s’ajoute une inadaptation flagrante des sanctions pénales et de moyens répressifs. Ainsi, le Darknet ouvre un espace virtuel qui donne aux trafics en tous genres des capacités d’échapper aux systèmes policiers classiques. De même, la facilité avec laquelle il est possible de créer un faux profil sur Internet ou de dénigrer un service de manière anonyme et sans prendre beaucoup de risques pose question.

10De nouveaux business models apparaissent, où le recueil et l’analyse des données ne sont plus une fonction support mais bien une partie essentielle du cœur même de l’activité. Il est en ainsi de certains sites qui se rémunèrent essentiellement grâce aux renseignements laissés par les utilisateurs ou même d’anciens services publics comme La Poste qui ont fait de la vente des données de leurs clients une source importante et croissante de rémunération. Les traces laissées ou les autorisations concédées à des entreprises privées comme Google, Apple, Facebook, Amazon (les fameux Gafa) font de celles-ci des dispositifs de renseignements aussi puissants que bon nombre d’agences d’État…

Quelle place pour les services dits secrets ?

11En 2008, le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale désignait, pour la première fois de son histoire, le renseignement comme une fonction stratégique, et la création d’une Académie du renseignement, en septembre 2010, était le premier pas vers l’émergence d’une « communauté française du renseignement ». Il n’était cependant pas prévu que l’académie comporte un département de recherche qui aurait pu contribuer à accompagner la mutation que connaît ce métier. Or, les services de renseignement français sont entrés dans une phase de mutation qui remet en question les paradigmes sur lesquels reposaient leur culture et leurs pratiques. De fait, en novembre 2010, la direction du Renseignement militaire exprimait officiellement un besoin de réflexion scientifique, posant la question des fondements épistémologiques du renseignement et de l’intelligence économique (IE) [2]. Cette dernière, considérée comme un avatar du renseignement, a paradoxalement connu un développement remarquable grâce notamment à une dynamique de recherche qui a émergé, en France il y a déjà 25 ans. Ainsi est née une « école française de l’IE » avec ses courants, ses controverses et ses avancées considérées avec intérêt, notamment dans les pays francophones. A contrario, le renseignement, contraint au silence d’une bureaucratie cultivant exagérément le cloisonnement du « secret-défense », n’a pas bénéficié de cette fertilisation universitaire qui existe par ailleurs, notamment aux États-Unis, à travers ce qu’on a coutume d’appeler les études sur le renseignement (intelligence studies).

Une recherche embryonnaire

12En dépit de la posture résolument fermée des services de renseignement, quelques rares chercheurs avaient, à l’initiative de l’amiral Pierre Lacoste, commencé à défricher le domaine du renseignement pour en faire un objet de recherche. Parmi les pionniers de cette recherche émergente, on compte principalement des historiens et des politistes qui ont ouvert la voie aux études sur le renseignement. Les sciences de l’information et de la communication, bien qu’étant la discipline centrale d’une recherche appliquée au renseignement, se sont très peu investies sur cet objet de recherche, lui préférant l’intelligence économique par nature plus accessible. De fait, une théorie de l’intelligence économique et ses déclinaisons méthodologiques ont été construites et sont aujourd’hui mises en œuvre dans les entreprises. Passant de l’héritage du renseignement militaire basé sur la surveillance et l’espionnage à un modèle autonome fondé sur la construction de connaissances stratégiques, l’intelligence économique a su s’adapter à un environnement à la fois complexe et mouvant, assumant en partie une terminologie (Intelligence = comprendre, s’adapter, communiquer) que n’ont jamais pu revendiquer les services de renseignement. Et l’intelligence économique est progressivement passée, grâce au dialogue que favorise la recherche universitaire, du paradigme de l’information à celui de la connaissance.

La remise en cause du paradigme de l’information

13Le paradigme de l’information se caractérise par une approche mécaniste puisant ses sources dans le modèle cybernétique de la communication. Suivant ce modèle, c’est l’accumulation d’informations qui permet de résoudre l’incertitude stratégique, faisant l’hypothèse d’une connaissance préexistante et indépendante des acteurs. A contrario, le paradigme de la connaissance s’inscrit dans une logique cognitive qui prend en compte les limites du traitement de l’information au profit d’une construction de connaissances pertinentes, dans le cadre d’une activité d’analyse stratégique. Cette approche, par nature constructiviste, lie la connaissance aux acteurs qui la produisent, introduisant de facto des interactions qu’Edgar Morin qualifie, dans sa Méthode, d’auto-éco-organisatrices.

14Les travaux sur l’intelligence économique ont au demeurant mis en évidence une autre étape, celle de l’intelligence qui est à la fois gestion de la complexité et une capacité à « jouer aux intersections » d’un monde régi non par une « mécanique classique » fondée sur le déterminisme cybernétique, mais par une forme de « mécanique quantique » fondée sur le principe d’incertitude des humanités.

15Le renseignement d’État se trouve par conséquent à la croisée des chemins. Bien que la réforme de 2008 ait donné une place de premier plan à cet « outil d’aide à la décision », on perçoit qu’au-delà des structures et des organisations, se pose un certain nombre de problématiques qui sont autant de défis épistémologiques et méthodologiques à relever. De fait, le renseignement ne peut plus être présenté comme une simple affaire d’espionnage, autrement dit de captation d’informations secrètes. Ce paradigme du renseignement a donc vécu et ne répond plus au défi d’un monde communicationnel complexe, dans lequel les événements sont susceptibles de se produire dans une logique constructiviste.

16Par analogie, on peut dire que, tournant le dos à l’Ancien Monde terrestre où l’information était rare, les services de renseignement font désormais face à l’immensité d’un océan informationnel où s’entrecroisent d’incessants courants communicationnels, secoués par de fréquentes tempêtes médiatiques et dans lequel la plupart des repères connus ont disparu. Dans ce Nouveau Monde à la fois réel et virtuel, les frontières tendent à s’estomper par endroits, en même temps que de nouveaux territoires se créent à chaque instant, et que de nouveaux événements surviennent, se chassant mutuellement de l’espace médiatique. La mémoire est mise à rude épreuve, tant elle est submergée d’informations hypermédiatisées dont il est toujours plus difficile de distinguer le vrai du faux. D’ailleurs, la notion même de vrai et de faux est devenue relative. Cette évolution vers une hyperréalité stratégique est confortée par l’émergence extrêmement rapide de l’Internet et de ses hypermondes, espaces géopolitiques imaginés autrefois par les auteurs de science-fiction. Dans ces espaces, les conflictualités prennent de nouvelles formes face auxquelles la guerre « terrestre » se prolonge en une guerre de l’information, ou guerre cognitive, dont l’arme principale serait l’hypercommunication.

17Hyperpuissance, hyperréalité, hypercommunication, hypermédiatisation, hyperterrorisme, hypermondes, il semble que nous ayons franchi les limites d’usage du superlatif. Face à ce phénomène en constante accélération, la politique devient un exercice complexe, extrêmement dynamique et plus que jamais risqué. L’incertitude croît de manière exponentielle, elle est multiple et floue, au point qu’il est devenu difficile de la définir et de la cerner. Comment savoir ce que nous ne savons pas ? Comment prévoir quand tout semble nous échapper, quand tout semble lié et imbriqué, et qu’il devient impossible de sérier même temporairement les problèmes ?

18Désormais, il est évident que la connaissance stratégique s’inscrit dans le paradigme de la complexité contre lequel les modèles théoriques classiques viennent se briser. Si la finalité du renseignement est toujours de produire une connaissance stratégique et opérationnelle, ce qui change, c’est la structure même de cette connaissance. À la fois complexe et purement dynamique, elle dissout le factuel dans l’événementiel, la réalité dans l’hyperréalité. Ici, même l’univers sémantique change. Il faut apprendre la langue des philosophes de la complexité, en tête desquels Edgar Morin et Jean-Louis Le Moigne. En outre, elle n’est plus l’apanage des services de renseignement dont le rôle se trouve de plus en plus relativisé, voire concurrencé par une économie mondialisée de l’information et de la connaissance. Que reste-t-il, en effet, au renseignement quand seulement 5 % des informations sont supposées non accessibles aux agences de renseignement ouvert [3] ?

De multiples questions de recherche

19Ce numéro d’Hermès se veut historique au sens où, pour la première fois, le CNRS s’empare de la question du renseignement en transcendant les frontières disciplinaires. Après un siècle et demi d’existence, le renseignement devient un objet de recherche avec pour conséquence un champ très large où foisonnent les axes et questions de recherche. C’est la raison pour laquelle ce numéro se centrera sur le renseignement et la communication.

20Communiquer sur le renseignement, c’est prendre le parti de mettre en lumière un objet par définition préservé par le secret. Cette communication se développe autour de l’objet et en réduit la part d’ombre à travers de multiples dimensions : historique, administrative (budgets, recrutement), relationnelle (relations publiques), sémiotique, linguistique et symbolique (emblèmes, langages, muséologie du renseignement), culturelle (littérature du renseignement, cinéma, télévision). Si les médias de masse sont un indicateur d’une « culture du renseignement », il paraît intéressant d’analyser l’évolution du traitement du renseignement par la presse et la télévision. Quels rapports entretiennent journalistes et hommes de l’ombre ? On a souvent accusé la presse d’ignorer ou de maltraiter les services de renseignement, mais également d’être manipulée par eux. Qu’en est-il réellement ?

21Communiquer avec les services de renseignement pose la question de la communication inter-systémique, incluant les problématiques interculturelles et d’altérité, ainsi que celles liées aux structures et organisations. Ici se pose la question de la médiation du renseignement au regard de sa finalité stratégique dans un environnement communicationnel qui peut être qualifié de concurrentiel, et corollairement de sa réception et de son usage par les dirigeants.

22L’extension de la fonction connaissance et anticipation au domaine de la sécurité publique transforme le renseignement en un dispositif sociotechnique de surveillance généralisée. Il en découle un risque d’utilisation abusive contraire aux principes de liberté et de démocratie. Quels sont les risques inhérents à l’usage systématique et généralisé de la surveillance électronique par les services de renseignement ? Quelles sont les barrières susceptibles de prémunir la société de dérives éventuelles au sein des services de renseignement ou du pouvoir politique ? Le contrôle parlementaire est-il une garantie contre ces dérives ?

23Se pose également la question de la place du renseignement dans un environnement communicationnel ouvert où la connaissance produite, notamment par les acteurs non gouvernementaux (think tanks, fondations, journalistes, experts, lanceurs d’alerte), entre en concurrence voire en guerre avec les services de l’État. En corollaire, la question de la privatisation du renseignement se pose, à laquelle l’intelligence économique apporte un début de réponse. Dans une perspective libérale, quel serait le rôle et la place du renseignement privé dans la construction du renseignement d’État ?

24Conscients que l’excès de discrétion était nuisible à leur image, certains services de renseignement se sont dotés de moyens de communication. C’est notamment le cas de la direction générale de la Sécurité extérieure. A contrario, d’autres refusent encore de communiquer, prenant le risque d’accuser de ce fait un retard d’autant plus préjudiciable que sur elle pèse toujours le soupçon de l’obscurantisme orwellien.

25Enfin, la communication institutionnelle pose la question de l’instrumentalisation des services de renseignement. Il peut ainsi être intéressant d’observer l’évolution du discours politique autour des questions de renseignement, mais également la manière dont les hommes de l’ombre parlent d’eux et de leur métier.

26C’est à cet ensemble de questions que tentent de répondre les auteurs qui ont contribué à ce numéro dans une perspective interdisciplinaire et avec la liberté de ton qui fait la singularité d’Hermès : indisciplinés donc mais toujours respectueux de ces hommes de l’ombre qui, au service de leur pays, tentent de protéger au mieux ses intérêts ainsi que l’intégrité de leurs concitoyens.

Notes

  • [1]
    E. Morin, La Méthode, vol. 3. La Connaissance de la connaissance, Paris, Seuil, 1986.
  • [2]
    « Fondamentaux épistémologiques du renseignement et de l’intelligence économique », EPS 2010 61, appel d’offres du ministère de la Défense, n°10352 du 30/11/2010.
  • [3]
    Les auteurs ont coutume de prétendre que 80 % des informations sont publiques, 15 % sont accessibles de manière légale bien que non publiques, enfin 5 % représenteraient l’information secrète dont l’acquisition relève d’une activité d’espionnage.

Sélection bibliographique

La présente bibliographie recense les cinquante ouvrages essentiels pour une approche approfondie de ce numéro thématique sur le renseignement.
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Franck Bulinge
Ancien analyste de renseignement, Franck Bulinge est maître de conférences en science de l’information et de la communication et chercheur au sein du laboratoire I3M de l’université de Toulon.
Courriel : <fbulinge@gmail.com>.
Nicolas Moinet
Nicolas Moinet est professeur des universités à l’IAE de Poitiers et membre du Cerege (EA 1722). Praticien-chercheur en intelligence économique, il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur ce sujet, s’intéressant plus particulièrement aux questions d’organisation et de management en réseau. Réserviste, il intervient également sur les questions de sécurité économique.
Dernière publication diffusée sur Cairn.info ou sur un portail partenaire
Mis en ligne sur Cairn.info le 14/11/2016
https://doi.org/10.3917/herm.076.0014
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