CAIRN.INFO : Matières à réflexion

1Les archives, bibliothèques et musées se sont saisis des possibilités offertes par les technologies numériques en termes de stockage, de préservation, d’enrichissement ou encore de diffusion des collections patrimoniales [1]. Ils ont mis en place de vastes plans de numérisation de leurs fonds (Dufrêne, 2013 ; Bachimont, 2014), mais également des projets de sauvegarde de contenus nativement numériques, ce que les Anglo-Saxons qualifient de Born Digital Heritage.

2Depuis 2006, les archives du Web sont sauvegardées en France au titre du dépôt légal (Mussou, 2012) et beaucoup de nos voisins européens ont engagé cet archivage dans le cadre de leurs domaines respectifs (ainsi la Bibliothèque nationale de France et l’Institut national de l’audiovisuel conservent en priorité les sites web relevant du.fr), tandis que la Bibliothèque du Congrès a pris récemment l’initiative d’archiver les contenus de Twitter. Aussi voit-on se développer la préservation de formes de communication en ligne (blogs, commentaires d’internautes, groupes de discussion, échanges sur les réseaux socio-numériques, etc.) qui, outre les enjeux qu’ils soulèvent en termes de recherche (Barats, 2013 ; Bourdeloie, 2014 ; Dulong de Rosnay et Musiani, 2012), posent la question de leur statut patrimonial.

3La communication a connu une patrimonialisation en amont du numérique, par la préservation de ses artefacts techniques ou de formes d’expressions politiques et médiatiques (discours politiques, écrits célèbres de la presse, émissions radiophoniques ou télévisées, etc.). Toutefois, le patrimoine nativement numérique semble engager une patrimonialisation élargie, prenant en compte des formes plus triviales et des composantes plus « ordinaires » de la communication, symptôme de l’intérêt contemporain grandissant pour l’objet communicationnel, dont nous posons l’hypothèse que le xxe siècle a préparé le terrain.

La prééminence initiale « du médium sur le message »

4Le guide vert Michelin, décrivant le musée de la communication de Francfort-sur-le-Main, livre un aperçu de la manière dont le patrimoine de la communication a été pensé et exposé jusqu’à récemment : « Retraçant l’histoire des communications depuis les tablettes d’argile jusqu’aux ordinateurs et aux lecteurs MP3 en passant par le télégraphe et le téléphone, ce musée impressionnera particulièrement les plus jeunes. On y voit des radios aussi imposantes que des machines à laver ou un magnétoscope de la taille d’une valise [2] ». On y relève la place dominante des objets techniques.

5L’émergence de ce patrimoine matériel de la communication peut être mise en relation avec le développement de programmes de médiation de la « culture scientifique, technique et industrielle » élaborés depuis les Trente glorieuses et stimulés par les nouvelles politiques éducatives et culturelles des années 1980 (Bergeron et al., 2014). À titre d’exemple, le Musée des arts et métiers organise la mise en patrimoine de sa collection « Télécommunications » autour d’« objets phares », « témoins du développement de la société de l’information [3] ». L’exposition et la valorisation de ces objets matériels portent une conception patrimoniale de la communication qui s’appuie sur le progrès technologique et la connectivité, comme le souligne Armand Mattelart : « […] on est dans une phase de l’idéologie de la communication sans limite, infinie, mais disons, on ne se pose pas la question du sens, on ne se pose pas le problème du contenu, c’est la connectivité […] aujourd’hui l’universalité c’est l’universalité des supports, des supports techniques [4] ».

6Patrice Flichy (1980) a également bien montré comment les industries de l’audiovisuel et des télécommunications ont développé tout au long du xxe siècle un imaginaire fondé sur l’idéal de communication planétaire, transformé et amplifié par les utopies d’Internet. Ces entreprises peuvent également être le moteur actif d’une mise en patrimoine de la communication ; sauvegarder les objets de télécommunication est par exemple perçu comme une préservation de la « mémoire technique » aux débuts du musée des Télécoms à Pleumeur-Bodou (Griset et Laborie, 2011). Mais paradoxalement, comme le relevaient Yves Bouvier, Marie-Noëlle Polino et Denis Varaschin (2010) au sujet du patrimoine de la communication des entreprises de réseau, « les fonctions subalternes n’ont jamais été véritablement prises en compte dans une logique patrimoniale. Les outils de gestion […] les bâtiments administratifs ou les supports de communication n’ont pas été intégrés à cette démarche patrimoniale », malgré « un dynamique marché de collectionneurs (affiches, anciennes actions, gadgets, etc.) ».

7Les objets techniques ne sont cependant pas isolés, mais accompagnés par l’aspect pédagogique de la médiation muséale, auxquels ils offrent une valeur d’illustration et de tangibilité. Ils deviennent les symboles matériels d’une société saisie par les technologies de l’information et de la communication, dont l’usage devient l’un des piliers de l’éducation et de l’incitation à l’innovation dans un contexte d’économie de l’immatériel (Lévy et Jouyet, 2006).

Sauvegarde et valorisation de la communication : le rôle du patrimoine immatériel

8L’intérêt parfois exclusif porté aux objets techniques de la communication ne doit pas dissimuler un autre mouvement de patrimonialisation de la communication, plus ténu et parfois implicite, dont témoigne la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel [5] de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) en 2003.

9Le xxe siècle fait de la communication un objet que l’on peut manipuler à la faveur des techniques d’enregistrement électroniques (analogiques puis numériques). L’héritage des sciences anthropologiques a constitué l’un des vecteurs de cet intérêt ; il rejoint celui porté au patrimoine ethnologique, en particulier le recueil de sources orales (Descamps, 2006).

10Le xxe siècle fait aussi de la communication un objet que l’on peut penser à l’instar de l’école de Palo Alto. Les sciences du langage, de l’information et de la communication ont vu leurs méthodes transformées par le « tournant communicationnel » (Jost et Bonnafous, 2000), tandis que la communication ordinaire devient un terrain d’étude privilégié pour la sociologie, notamment des usages et de l’innovation. Du côté de la création, des artistes et documentaristes (les tenants du « cinéma du réel ») font l’investigation critique des rapports entre langage, institution et société.

11Dans le contexte d’intérêt croissant pour la notion de patrimoine depuis les années 1970 au sein de la recherche en sciences humaines et sociales, la vision traditionnelle du patrimoine comme héritage collectif est quant à elle questionnée pour la rendre plus inclusive de problématiques sociales. Le patrimoine communicationnel émerge alors comme un sous-genre, afin de prendre en compte ses aspects formalisés (œuvres publiées, discours médiatiques, etc.) aussi bien qu’ordinaires, interstitiels, instables. C’est le cas par exemple du patrimoine de la communication scientifique (Lefevbre, 2013), enrichi des artefacts de l’écriture à différents stades (littérature grise, brouillons, échanges épistolaires, etc.).

12Mais l’élargissement de la notion de patrimoine peut aussi susciter des inquiétudes. Quel est le sens d’un héritage commun quand tout fait message ? Cette interrogation est précipitée par le tournant communicationnel des sciences humaines et sociales : si l’on ne peut pas ne pas communiquer et si les interactions communicationnelles surdéterminent tout (Watzlawick et al., 1979), circonscrire un patrimoine communicationnel devient quasiment impossible. L’entrée des technologies et usages numériques sur la scène patrimoniale redouble les potentialités inclusives, mais aussi les limites de la démarche patrimoniale appliquée à la communication.

Le patrimoine nativement numérique de la communication : entre librairie, mémoire et (super)flux

13En 2003, l’Organisation des Nations unies (ONU) publie, conjointement à son programme de sauvegarde du patrimoine immatériel, une Charte sur la conservation du patrimoine numérique [6]. Celle-ci exprime une inquiétude face à l’obsolescence logicielle et matérielle ainsi qu’à la perte d’informations en contexte numérique : « Le patrimoine numérique mondial risque d’être perdu pour la postérité. […] L’évolution des attitudes n’a pas suivi celle des technologies. » En ceci, la démarche de l’ONU fait écho à trois perspectives évoquées précédemment et dont nous pouvons à présent synthétiser les enjeux : 1/ la perspective universaliste, entérinant l’importance culturelle des technologies d’information et de communication au niveau d’un patrimoine mondialisé ; 2/ la perspective d’une rencontre entre tradition matérielle du patrimoine et irruption de l’immatériel, résolument inclusif et visant à nuancer et enrichir la notion d’héritage collectif ; 3/ enfin, la perspective critique, qui lance l’alerte dans un contexte de saturation informationnelle et communicationnelle.

141/ N’est-ce pas dès la fin du xixe siècle l’abondance documentaire qui a poussé l’un des fondateurs du Mundaneum, Paul Otlet, à envisager un répertoire universel de documentation (Schafer, 2013) ? Aujourd’hui, c’est la fondation Internet Archive derrière Brewster Kahle qui poursuit une vocation universaliste : « […] sa visée, à la fois sociale et technologique, est de permettre un accès universel à l’ensemble de la connaissance : tous les livres, toute la musique, toutes les vidéos, accessibles partout, par tous. Notre but est de collecter le travail de l’humanité et de le rendre accessible à ceux qui voudraient l’utiliser pour s’instruire [7]. » Pionnier en termes d’archivage numérique, se plaçant explicitement dans la filiation des utopies du savoir, le projet de Kahle présente cependant deux originalités. Tout d’abord, sa « bibliothèque » inclut, en plus de formes numériques du savoir ou de l’information, des supports et contenus de communication, et plus généralement tout ce qui touche au support numérique. Ensuite, il mobilise ses acteurs et légitime son action par une forme d’auto-médiation, dans la logique des nouvelles formes de participation de la foule (Paloque-Berges, 2014).

15Pour mieux comprendre la filiation, entre l’idéal d’Otlet et celui de Kahle, il faut se rappeler que « depuis qu’elles existent, l’ensemble des techniques de “la documentation” ont eu pour objet de rendre d’abord plus efficace/efficiente puis plus massive, systématique et transparente l’externalisation de nos mémoires documentaires » (Ertzscheid, 2010). On croise au cours de cette histoire le Memory Extender (MemEx) de Vannevar Bush (1945), Xanadu imaginé par Ted Nelson (1965), les « libraries of the future » du visionnaire J.C.R. Licklider (1965), le On-Line System de Douglas Engelbart (1968), le projet Gutenberg de Michael Hart (1971) et bien sûr le développement du Web (1989).

162/ Si l’on a tendance à rapprocher le patrimoine numérique du patrimoine immatériel, ce dernier implique aussi des formes matérielles. Il « inclut aussi bien les éléments qui peuvent être attribués à la transcendance (“pratiques, représentations, expressions, connaissances, savoir-faire”) que les supports matériels qui ont pu les générer (“instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés”) » (Desvallées, 2004). De même, l’Unesco souligne le manque de prise en compte des moyens permettant un accès pérenne et une préservation authentique et appropriée du patrimoine numérique à travers le temps et les changements technologiques [8] (par exemple la préservation des matériels : ordinateurs, consoles, etc.).

17L’informatique a en partie retourné le sens de l’archive : si l’enregistrement des données est constant au sein d’un ordinateur (produisant un mille-feuille d’archives courantes), la mémoire informatique est en réécriture permanente. Les réseaux adoptent une logique de flux, nourrissant l’inflation des documents, des données et des interactions entre usagers, enregistrés par défaut dans les archives des systèmes. La communication laisse des traces, au sens sémiologique de l’empreinte (Merzeau, 2009).

18Convoitées et exploitées par l’intelligence informationnelle (on pense aux récentes affaires autour du programme PRISM de la National Security Agency américaine), ces nouvelles formes d’archivage ou de sauvegarde automatiques ne laissent pas les utilisateurs indifférents : ils s’informent sur leurs usages problématiques et pour certains s’emparent des tâches de gestion, maintenance, publication ou privatisation (Ruzé, 2009) de ce qui redevient un patrimoine au sens littéral (« ensemble des biens hérités des ascendants ou réunis et conservés pour être transmis aux descendants », selon le Trésor informatisé de la langue française [9]). Mélanie Dulong de Rosnay (2012), dans la lignée des théories d’Elinor Ostrom, montre ainsi comment la notion de « bien commun » est aujourd’hui au fondement de « créations collectives très structurées dont les modalités de gouvernance et d’appropriation appartiennent également aux pairs ». On peut voir dans la mise en place communautaire de ces infrastructures une gestion patrimoniale alternative des biens communs informationnels. De même, lorsque l’Archive Team, un groupe informel à l’identité rebelle et dont les compétences hybrides sont dédiées à la sauvegarde du patrimoine numérique natif [10], affirme avec force la nécessité de sauver un patrimoine menacé de disparition (par exemple les pages personnelles de Geocities, fermé en 2009), on assiste à une prise en charge des patrimoines ordinaires, expérientiels, individuels et collectifs.

193/ La décision de la Bibliothèque du Congrès américaine d’archiver les fils d’information de Twitter en 2009 a soulevé des inquiétudes sur l’archivage (et donc l’inscription pérenne) de formes de communication dont les usagers ne seraient pas maîtres, en matière de privauté/ publicité et de temporalité de l’expression notamment. Surtout, quelle valeur est donnée à ce patrimoine ? Quand en 2014, des tweets sont archivés à propos de l’affaire Ferguson [11], est-ce leur valeur informationnelle qui est préservée et/ou ces traces communicationnelles sont-elles investies en elles-mêmes de valeur ? Et quand bien même les communications archivées auraient seule valeur de preuve, de quelles preuves s’agit-il : juridiques, historiques, mémorielles ?

20Dans « Twitter : un patrimoine superflu(x) ? » Olivier Ertzscheid (2010) pointe les ambiguïtés de ce patrimoine communicationnel nativement numérique : « On va produire de la mémoire sur de l’excès au lieu d’en produire pour répondre à un manque. On va créer de la mémoire sur de la mémoire. Alors que depuis des siècles, on avait appris à créer de la mémoire sur de l’oubli. Plus précisément, on avait appris à créer de la mémoire pour pallier l’oubli. » Ces traces complexes, que les méthodes du Big Data voudraient contenir et rationaliser, deviennent aussi de nouveaux candidats aux « lieux de mémoire », que les utilisateurs cherchent à se réapproprier.

21Cette approche critique vient jeter un nouveau regard sur l’explosion patrimoniale relevée par Pierre Nora (1996) :

22

Le patrimoine a explosé dans tous les sens. En trente ans à peine, il a quitté le bas de laine et le « monument historique », l’église et le château pour se réfugier au lavoir du village et dans un refrain populaire. […] Révolution silencieuse et pourtant décisive. On est passé d’un patrimoine étatique et national à un patrimoine de type social et communautaire où se déchiffre une identité de groupe ; et, donc, d’un patrimoine hérité à un patrimoine revendiqué. De matériel et visible, le patrimoine est devenu invisible et symbolique, traces encore saisissables d’un passé définitivement mort, vestiges chargés d’un sens lourd, mystérieux. Bref, […] le patrimoine a quitté son âge historique pour entrer dans son âge mémoriel : le nôtre.

23Alors que l’on peut voir dans le sauvetage de Geocities par l’Archive Team un nouveau sémiophore (Pomian, 1987) [12], il faut peut-être – derrière Edeltraud Hanappi-Egger (2004), notant « Qui est autorisé à déterminer les sémiophores, est une question de pouvoir [13] » – penser la redistribution des pouvoirs patrimoniaux à l’œuvre au cours du long xxe siècle de la communication.

Notes

  • [1]
    Cette recherche a été menée dans le cadre du projet Web90 (ANR-14-CE29-0012-01), financé par l’ANR.
  • [2]
    Voir le site Michelin Voyage, en ligne sur : <www.urlz.fr/1hK6>, consulté le 10/02/2015.
  • [3]
    Voir la page de présentation de la collection « Communication » du musée des Arts et métiers, en ligne sur : <www.artset-metiers.net/collections/communication-objets-phares>, consultée le 10/02/2015.
  • [4]
    Propos diffusés à la 23e minute de l’émission Les nouvelles vagues avec Pierre Musso (France Culture, 3 déc. 2014). En ligne sur : <www.urlz.fr/1hK3>, consulté le 10/02/2015.
  • [5]
    En ligne : <www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=fr&pg=00022>, consulté le 10/02/2015.
  • [6]
    En ligne sur : <www.urlz.fr/1hKe>, consulté le 10/02/2015. La charte distingue le patrimoine né numérique des contenus numérisés. Notons toutefois que certains projets font converger les deux : numérisant une quantité incommensurable d’ouvrages afin de créer une bibliothèque numérique universelle, Google Books intègre ces nouveaux matériaux dans la communication numérique Web.
  • [7]
    Entretien avec Brewster Kahle dans l’émission Place de la Toile (France Culture) de mars 2011, rapporté sur le site d’Internet Actu le 28 juin 2011. En ligne sur : <www.urlz.fr/1hKn>, consulté le 10/02/2015.
  • [8]
    Unesco/UBC Vancouver Declaration « The Memory of the World in the Digital Age : Digitization and Preservation », 26-28 sept. 2012, Vancouver.
  • [9]
    Voir <www.cnrtl.fr/definition/patrimoine>, consulté le 10/02/ 2015.
  • [10]
    L’Archive Team se définit plus précisément comme « a loose collective of rogue archivists, programmers, writers and loudmouths dedicated to saving our digital heritage ». Voir leur site : <www.archiveteam.org/>.
  • [11]
  • [12]
    « Pomian utilise le terme “sémiophore” pour désigner les objets sans utilité (maintenus hors du circuit d’activités économiques) mais qui dans cet état dévoilent pleinement leur signification ». Note de lecture de Gilles Thibault, 2000. En ligne sur : <www.pages.infinit.net/cabinet/pomian.html>, consulté le 10/02/2015.
  • [13]
    Notre traduction.
Français

Si la communication a connu une patrimonialisation en amont du numérique, le patrimoine nativement numérique (ce que les Anglo-Saxons qualifient de Born Digital Heritage) défini par l’Unesco en 2003, semble en élargir les contours, le périmètre, les acteurs, en prenant en compte des formes plus triviales et des composantes plus « ordinaires ». Nous entendons montrer en quoi le xxe siècle a préparé le terrain de cette évolution, symptôme de l’intérêt contemporain grandissant pour l’objet communicationnel.

Mots-clés

  • patrimoine
  • archives
  • numérique
  • patrimonialisation
  • communication
  • réseaux

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Camille Paloque-Berges
Camille Paloque-Berges est ingénieure de recherche au laboratoire HT2S (Cnam), chercheuse associée au laboratoire DICEN (Cnam), au Labex HASTEC (Hésam) et au pôle Trajectoires numérique de l’ISCC. Ses objets de recherche concernent la construction et diffusion des savoirs et mémoires du numérique, ainsi que l’analyse communicationnelle, sociale et historique des communautés d’utilisateurs impliquées dans l’histoire d’Internet. Elle participe au projet ANR Web 90. Elle a publié Poétique des codes (Archives contemporaines, 2009).
Valérie Schafer
Valérie Schafer est chargée de recherche à l’ISCC. Spécialiste d’histoire de l’informatique et des télécommunications, ses recherches actuelles portent sur l’histoire du Web, notamment dans le cadre du projet Web90 (www.web90.hypotheses.org), financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR-14-CE29-0012-01). Elle est également membre du groupe de recherche européen RESAW (Research Infrastructure for the Study of Archived Web Materials).
Dernière publication diffusée sur Cairn.info ou sur un portail partenaire
Mis en ligne sur Cairn.info le 04/06/2015
https://doi.org/10.3917/herm.071.0255
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