CAIRN.INFO : Matières à réflexion

1Le mouvement de soutien et d’accompagnement de la parentalité renvoie à un processus complexe qui s’est mis en place dans les années 1970, à la suite notamment d’une « révolution culturelle » portée par mai 1968, qui s’est traduite par une reconfiguration normative de la sphère privée et une évolution des mœurs, dont l’une des principales expressions a été l’explosion des séparations conjugales et une certaine fragilisation des liens parents-enfant, particulièrement du parent « non-gardien » dans ces situations de séparation.

2En parallèle, avec le choc pétrolier de 1974 et avec la mondialisation d’une économie voyant de plus en plus les multinationales échapper au contrôle des États (Piketty, 2013), les conditions étaient réunies pour que se développent conjointement l’emprise de la logique néolibérale sur les nations (Revault D’allonnes, 2010) et la précarisation des plus faibles ou des moins bien placés (Strobel, 2008 ; Paugam, 2009).

3Ces deux logiques, pourtant fortement dissemblables, se sont développées en interaction depuis le milieu des années 1970, s’articulant, s’enchevêtrant, s’opacifiant réciproquement, au point de ne plus pouvoir toujours distinguer ce qui participe d’une logique culturelle d’émancipation de la rigide normativité sociale en matière de mœurs antérieure et ce qui participe d’une logique néolibérale encouragée par les acteurs de l’économie mondiale et de la finance visant à faire porter aux États et à leurs populations les conséquences des mutations économiques, jusqu’à voir s’accroître toujours plus les écarts entre les plus riches et les plus pauvres.

4La précarisation croissante des femmes en situation monoparentale, jusqu’à ce qu’aujourd’hui un tiers d’entre elles se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté, constitue un parfait exemple de l’intrication de ces deux logiques. Que cela puisse avoir un impact sur les enfants ne fait aucun doute. La pauvreté et la précarité ne peuvent permettre de les socialiser dans les meilleures conditions, sans pour autant que ces difficultés découlent, comme tentent de l’avancer certains, de la situation monoparentale elle-même.

5La dynamique du soutien à la parentalité se trouve aujourd’hui de plus en plus prise dans cette tension, notamment depuis la mise en œuvre de la volonté d’institutionnalisation de ce soutien dans les années 1990, et la tentative d’unifier les logiques de soutien et de contrôle depuis les années 2000 (Neyrand, 2011 ; Martin, 2014). Il importe donc de distinguer dans l’approche des personnes en situation précaire, les dimensions économique, sociale, culturelle et psychologique qui composent cette précarité et la rendent complexe et difficile à prendre en charge, tant il est tentant de ne l’aborder que par une seule de ces dimensions. Pour l’évoquer, nous nous appuierons sur les résultats d’une recherche-action réalisée à Marseille sur les femmes en situation monoparentale précaire [1].

Les malentendus du soutien à la parentalité

6Si la rhétorique du soutien à la parentalité s’est développée d’une façon forte depuis la fin des années 1990, les efforts faits pour lui donner une homogénéité et une expression nouvelle sous l’égide de la charte des reaap (réseaux d’écoute, appui et accompagnement des parents) ne peuvent dénier ou masquer son caractère disparate, si ce n’est parfois conflictuel. Positionnés dans une perspective universaliste, que rappelle le sixième principe de la charte « garantir l’ouverture de ces lieux à tous les parents », ils ne s’en trouvent pas moins confrontés à un triple paradoxe : beaucoup – si ce n’est la majorité – des actions visent des publics spécifiques, qui font souvent partie des populations considérées économiquement et culturellement « défavorisées » ; les publics a priori visés en priorité du fait de leur précarité sont rarement touchés par les dispositifs offerts ; ils sont dès lors la cible première des actions développées sous l’égide de la prévention de la délinquance et qui participent plus d’un contrôle que d’un soutien (Neyrand, 2011 [2]), et que la création du cnsp (comité national de soutien à la parentalité) en 2010 a essayé d’articuler officiellement et avec beaucoup de difficultés aux actions d’accompagnement (Pothet, 2014).

7Le soutien aux femmes en situation monoparentale précaire participe de ces malentendus, auxquels s’ajoutent ceux liés à la dimension du genre, qui apparaissent particulièrement manifestes dans les situations post-séparation, que ce soit sur le plan de la résidence des enfants, de l’insertion professionnelle, ou de l’exercice de la parentalité, pris dans une tension entre normes divergentes que le politique n’arrive à dépasser.

8« Mis dans une situation d’échange asymétrique et de domination, les sujets développent une autonomie visant la préservation de soi, s’accompagnant de la désertion du monde associatif. […] Ils sont pris, au contraire, dans un mouvement d’individualisme négatif (Castel, 2009) entraînant un repli sur la famille ou l’isolement des personnes en désafiliation. La mise en danger des individus, consécutive au manque de revenus, à leur instabilité et au discrédit, provoque un repli sur la sphère familiale et a des effets délétères sur la vie sociale en provoquant le rejet d’autrui » (Sas-Barandeau, 2014, p. 206-207). Ce qui amène Martine Sas-Barandeau à parler d’insécurité identitaire chez les personnes précarisées, ce qui recoupe parfaitement notre travail sur les mères « chefs de famille ».

Une précarisation qui touche toutes les dimensions de la vie

9Il existe de multiples façons de se séparer et toutes ne débouchent par sur une précarité durable [3] (Neyrand, 2002), mais dans la grande majorité des cas la séparation s’accompagne d’un appauvrissement, que n’arriveront à compenser que les parents bénéficiant d’une situation stable. Beaucoup voient, au contraire, dans la séparation l’occasion d’entrer dans une précarité nouvelle ou de voir celle qui caractérisait déjà la famille s’approfondir encore plus.

10La caractéristique de cette précarisation est double : elle n’a généralement pas été anticipée, et elle est loin de ne concerner que la seule dimension économique, tant la séparation met en jeu les différentes dimensions de la vie personnelle et sociale. Si l’impact sur les enfants est généralement perturbateur, mais aussi souvent apaisant lorsque les conflits parentaux étaient violents, il a certainement tendance à se réguler plus rapidement que pour les adultes, du fait sans doute de la plus grande capacité d’adaptation des enfants, mais aussi parce que le parent chez lequel ils résident a tendance à « sacrifier » sa vie personnelle à l’éducation de ses enfants. Propos assez récurrent chez beaucoup de parents interrogés. Ce qui ne signifie pas pour autant que l’autre parent s’en sorte toujours mieux, si on en croit la forte proportion de sdf qui ont connu une double désaffiliation, familiale et professionnelle (Thalineau, 1998 ; Quesemand Zucca, 2007).

11De fait, le mode d’entrée dans la précarité post-séparation a une grande importance pour rendre compte aussi bien de la profondeur de la précarité que de son caractère plus ou moins durable. Les séparations consécutives à un conflit violent, à un mariage forcé (Neyrand, Hammouche, Mekboul, 2008) ou à des violences physiques, et qui se traduisent bien souvent par une fuite de la femme et ses enfants du domicile conjugal, sont particulièrement propices à l’entrée dans une précarité durable. Si cette situation peut toucher tous les milieux – comme l’illustre cette femme médecin, ayant cessé son activité au troisième enfant, et qui se retrouve sans ressources après avoir fui du domicile de son mari alcoolique –, elle est bien plus fréquente dans les familles déjà précarisées, dont beaucoup d’origine étrangère. On se trouve alors en présence de familles qui vivaient sur un mode traditionnel, la mère, peu qualifiée, restant au foyer pour élever ses enfants, qui connaissent souvent des séparations d’autant plus dramatiques que le couple était fusionnel (Bastard, 2014 ; Neyrand, 2009), et qui laissent bien des conjoints traumatisés après la séparation. Les mères ont alors beaucoup de mal à se reconstruire, trouver un nouvel équilibre et une bonne insertion sociale, confrontées à des difficultés matérielles, sociales, professionnelles, éducatives, et des troubles psychiques souvent récurrents, comme les phases dépressives.

12Deux questions se posent alors : comment se concrétise cette pluri-précarité, et quelles voies permettraient aux femmes et aux enfants concernés de s’en extraire ?

Une précarité pluridimensionnelle

13Dès la séparation, les difficultés à affronter sont nombreuses. La première est bien souvent de trouver un nouveau domicile et des ressources, qui obligent à s’adresser à l’entourage et aux institutions pour espérer en bénéficier. Les enquêtes sur les populations précaires montrent à quel point elles répugnent à quémander des secours, qui sont à la fois révélateurs d’une situation difficile à vivre et porteurs d’une stigmatisation douloureusement ressentie (Bourdieu, 1993). Ce d’autant plus que les populations dominées développent une méfiance forte à l’égard de tout professionnel porteur d’un pouvoir institutionnel dont elles sont démunies, et beaucoup manifestent une méconnaissance des soutiens matériels et financiers dont elles pourraient bénéficier. Une proportion non négligeable de parents et d’enfants, qu’il est par définition difficile d’estimer, se trouve ainsi dans une situation d’autant plus problématique qu’elle reste cachée, a fortiori chez des personnes d’origine étrangère.

14La précarité matérielle s’accompagne très fréquemment d’une précarité sociale, qui se traduit par le retrait de la mère, et bien souvent de ses enfants, des réseaux sociaux auxquels elle appartenait auparavant, que ce soit les réseaux amicaux partagés avec son conjoint, les réseaux familiaux lorsque la séparation n’est pas acceptée par la famille, ou les réseaux associatifs, du fait de l’éloignement, du sentiment de honte lié à la situation et de la tendance, d’autant plus fréquente en situation de crise, au repli sur soi. Beaucoup de professionnels notent que la présence des enfants est ce qui empêche les mères de sombrer dans une spirale de désaffiliation.

15Si la relation à l’enfant constitue le point d’ancrage pour un processus de reconstruction identitaire et psychique, on peut comprendre que dans certains cas cela peut représenter un risque de captation pour l’enfant, susceptible d’avoir des effets perturbateurs à plus ou moins long terme sur son équilibre psychique et son insertion sociale. Loin d’être généralisée, tant les ressources peuvent être multiples et les facteurs de résilience importants (Cyrulnik, 1999), cette position peut déboucher sur des situations extrêmement tendues, que ce soit avec l’autre parent, avec les autres personnes intervenant auprès de l’enfant, ou avec les institutions.

Des réponses socio-économiques et psycho-relationnelles

16Ce que montre notre approche conjuguée d’un sociologue et d’une psychanalyste sur la question est la nécessité pour contrer les processus de précarisation d’articuler différents niveaux de soutien, même si le niveau le plus macro semble difficilement atteignable. Les préconisations, que nous avions élaborées avec beaucoup de précautions avec la chargée de mission de la drdfe de la région paca (Borghino, Neyrand, Rossi, 2002), étaient sans illusions sur la possibilité d’introduire une meilleure régulation politique de l’organisation néolibérale de notre société, favorisant comme rappelé en introduction l’approfondissement des inégalités et la précarisation des plus faibles. Plus réaliste se voulait l’idée d’articuler les autres niveaux d’intervention. Car si l’idée de favoriser une insertion professionnelle des mères trouvait écho chez celles-ci autant que dans les institutions, d’emblée se révélaient deux difficultés :

  • que faire des enfants – notamment petits – durant leur absence, alors que le réseau des modes d’accueil est déjà insuffisant pour les parents insérés professionnellement ?
  • et que faire des nombreuses mères dont le niveau d’« employabilité » ne leur permet pas d’obtenir un emploi, pas seulement du fait de leur faible niveau de qualification mais parce que les troubles provoqués par la situation sont trop violents et doivent être pris en compte avant même une perspective de réinsertion ?

17Reçues en séances individuelles ou collectives d’élaboration de leurs situations par ma collègue pratiquant une écoute psychologique sans but thérapeutique dans les différentes structures participant à la recherche-action, ces femmes ont manifesté une évolution positive de leur positionnement en quelques mois, dont j’ai pu, comme beaucoup de professionnels, être le témoin. Cette écoute a permis un véritable travail d’élaboration par les mères, qui s’est traduit de multiples façons : une meilleure compréhension de leur histoire et une déconfusion entre les niveaux enchevêtrés de leurs difficultés, débouchant sur une autonomisation psychique (à l’égard de l’ex-conjoint et de l’enfant), et une reconstruction identitaire permettant une réhabilitation sociale, susceptible de déboucher pour certaines sur le renouage du lien du père aux enfants. « Ce travail sur l’articulation conjugalité/parentalité et sur l’articulation parallèle maternité/féminité autorise à passer du deuil du mari à la reconnaissance du père, aussi bien qu’à quitter l’emprise du maternel pour accéder à la reconnaissance d’une position subjective, laissant la place à d’autres en relais et acceptant de ne pas être tout pour l’enfant. Ainsi se redéfinit un lien social par lequel la mère prendra sa place en tant que femme, dans la pluralité du terme » (Neyrand, Rossi, 2004, p. 219).

Les ambiguïtés du soutien à la parentalité

18L’expérience de cette recherche-action nous permet de toucher du doigt un certain nombre des ambiguïtés qui caractérisent la montée du soutien et de l’accompagnement des parents de 2000 à 2015. La première réside dans le paradoxe évoqué selon lequel ce ne sont pas les personnes les plus concernées par les soutiens ciblés qui sont d’abord touchées. Les attitudes de repli, de défiance, de méfiance, de méconnaissance et de passivité rendent très délicats le contact et la participation des plus démunis. Si une diffusion accrue par de multiples canaux constitue un minimum à réaliser, on entrevoit tout ce que supposerait la possibilité d’aller plus loin dans une société structurée sur les inégalités sociales. Du coup, la coordination et la mise en réseau que met en avant le projet des reaap demande une mise en œuvre effective et pérenne sur le terrain pour que puisse s’inverser la spirale de précarisation.

19Or cette logique se trouve confrontée à deux risques : celui de la remise en cause de la pérennité des dispositifs locaux du fait des limitations de financement à des actions ponctuelles ; et celui, d’une certaine façon inverse, de l’institutionnalisation du dispositif global de soutien à la parentalité, rigidifiant les réponses et limitant les possibilités d’action, notamment en matière d’accueil et d’écoute adéquats. Pour répondre à ces risques les professionnels insistent sur deux dimensions centrales de leur action : « la définition d’une posture d’écoute adoptée dans la relation au parent, […] la mise à distance de toute stigmatisation des parents » (Campéon, Keppens, Rothe, 2014). Cette position caractéristique de l’approche clinique s’avère assez éloignée de ce qui peut se faire dans l’accueil institutionnel classique et demanderait la mise en place d’une sensibilisation-formation généralisée des personnels pour que la logique originelle des reaap puisse trouver place dans les institutions.

Conclusion

20En définitive, on peut mettre en évidence, à travers l’exemple des situations monoparentales, que la logique en développement du soutien à la parentalité se trouve assez mal positionnée pour répondre aux difficultés rencontrées par les foyers précarisés, même si l’idée d’accompagnement s’y révèle pertinente. Certes, les besoins exprimés par ces familles ne sont pas si différents de ceux concernant les autres familles, mais pour les plus précarisées s’accentue – par-delà les soutiens financiers auxquels elles ont droit – la nécessité de prendre en compte un ensemble de facteurs. La tendance au repli défensif des mères sur elles-mêmes et sur leurs enfants demande à ce qu’un double travail d’information et de mise en contact soit réalisé. Ce qui nécessite pour le moins une formation des intervenants. La sous-qualification et la faible employabilité des plus précarisés exige un véritable travail relationnel de repositionnement à l’égard du monde du travail, qui suppose là aussi une élaboration de la position subie pour pouvoir espérer efficacement y faire face. L’intérêt d’un soutien psychologique apparaît alors doublement manifeste, allié à la reconnaissance des besoins de garde de l’enfant pour que ces démarches puissent se mettre en place. Sur cette base, la réinsertion sociale, voire professionnelle, devient tout à fait envisageable, alliée à un repositionnement de l’enfant à l’égard de son entourage, et parfois le renouage d’un lien avec le père désaffilié ou la famille absente. Autant de dimensions qui, réunies, autoriseraient à parler d’un véritable soutien et accompagnement à effet d’intégration sociale.

Notes

  • [1]
    Publiée en 2004, elle vient d’être rééditée en édition de poche (Neyrand, Rossi, 2004)
  • [2]
    Voir plus particulièrement le chapitre II. La constitution du dispositif de parentalité.
  • [3]
    Nous avons ainsi identifié pas moins d’une dizaine de situations pour les parents séparés, selon le mode de séparation, la résidence de l’enfant, le milieu social et le genre du parent gardien. Cf. Neyrand (1994/2009).
Français

La façon dont s’est développé le « soutien à la parentalité » depuis les années 1990 apparaît assez mal adaptée à la situation des plus précaires. L’auteur illustre cette difficulté à partir de l’analyse des foyers monoparentaux, dont aujourd’hui un tiers sont en situation de pauvreté. Pour eux, la précarité est non seulement économique, mais aussi sociale (repli sur soi) relationnelle et psychologique (épisodes dépressifs). Elle suppose une réponse multidimensionnelle, alliant – sur la base d’une formation des intervenants – une écoute personnalisée aidant la mère à l’élaboration de sa situation, articulée à la prise en compte des facteurs matériels : soutien financier et résidentiel, garde de l’enfant, formation qualifiante...

Mots-clés

  • monoparentalité
  • précarité
  • soutien
  • accompagnement
  • séparation
  • écoute

Bibligraphie

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Gérard Neyrand
Gérard Neyrand, sociologue, professeur à l’université Paul Sabatier Toulouse 3, membre du prissmh-soi, directeur du laboratoire associatif cimerss.
Mis en ligne sur Cairn.info le 12/10/2015
https://doi.org/10.3917/ep.067.0105
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